PrésentationLe bonheur a les yeux fermés. [Paul Valéry]So-Crazy-Edy

 PrésentationLe bonheur a les yeux fermés. [Paul Valéry]So-Crazy-Edy
So-Crazy-Edy

SYNOPSIS:

Edie, belle, blonde et pleine d'assurance est enfin prête à gambader sur les pelouses de l'université de Londres.
Il est temps de quitter toutes ces vieilles têtes, tous ces problèmes et surtout de fuir très loin.
Il est temps de recommencer à zéro, de rencontrer des gens nouveaux.
Il est temps d'oublier la malédiction, de croire que l'on peut changer.
Même si les ennuis ne sont jamais loin, une chanson des White Stripes est toujours à portée de main.!



CASTING:

Sara Paxton as Edie Williams
Hilary Duff as Jude Henderson
Elisa Cuthbert as Sara Caldwell

Jensen Ackles as Jake Walsh
Heath Ledger as Will Waldon
Shane West as Eric Dashwood
Steven Strait as Léo Albrizzio



INFOS:

● MAJ : Quand je veux et peux.
● COM'S : Je répond et essaye de les rendre (mais je vais pas compter ! XD)
● MONTAGES : TOUS faits par moi.
● AMiS : Acceptés (à priori)


Sont prévenus tous ceux qui laissent un com au dernier article.


"Oh, Don'T Worry For Hell, We Already Go To EveryMorning !"
"Except Sunday !"
"Yeahhhhh, GOD Bless Sunday"
"Idiot ! Sunday Is God's Day !"
"Really ?"


Aurora.

# Online seit Donnerstag, 17. September, 2009 um 13:51

Geändert am Freitag, 18. September, 2009 um 05:32

Chapitre 1La vie est trop courte pour qu'on puisse s'embêter pendant seulement une heure. [Courteline]So-Crazy-Edy

Chapitre 1La vie est trop courte pour qu'on puisse s'embêter pendant seulement une heure. So-Crazy-Edy

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La sensation d'étouffement s'évanouit dès qu'Edie posa le pied dehors, une brise fraîche secoua ses longs cheveux blonds qu'elle attacha négligemment en queue. Elle avança seule, soucieuse de trouver un semblant de tranquillité.
Quelques secondes plus tard, alors qu'elle commençait à songer sérieusement à tous les planter là elle aperçut derrière elle une ombre d'homme, rendue encore plus imposante par l'effet du belvédère. Elle ne put s'empêcher de penser à ces séries américaines que tout le monde avait déjà vues dans lesquelles une innocente jeune fille se faisait agresser dans la rue. Mais elle chassa vite cette pensée, elle n'aimait pas déprimer, même pour quelques secondes.
Et puis la voix chaleureuse et familière qu'elle perçut juste après la rassura immédiatement, un effet qui s'estompa dès qu'elle se tourna et fit face à Jake.
Il l'observait, de la même façon qu'il l'avait observée hier et avant-hier et toute la semaine qui avait précédée. Elle retint un soupir, les ennuis n'étaient pas loin, elle le sentait. Peut-être devait-elle jouer la comédie et agir comme si elle n'avait rien comprit.


- Salut ! Alors tu t'amuses bien ? La fête est géniale, non ? s'exclama-t-elle l'air de rien.
- Oh oui, géniale, est le mot juste.

Edie inspira profondément, quand Jake parlait ainsi ce n'était jamais bon, ça voulait dire qu'il réfléchissait, trop.

- J'avais envie de m'en souvenir longtemps: de la fête, et de tous mes amis, ajouta-t-elle tout en évitant soigneusement de croiser le regard de Jake qui l'envahissait d'un sentiment de culpabilité qu'elle ne pouvait supporter.
- T'as besoin de ça pour te souvenir de moi ?
- Non.

Ce que Jake pouvait être chiant. Elle l'aimait bien avant, avant tous ses stupides regards et ses phrases si lourdes de sous-entendus. Oh, c'était le bon temps.
Et puis, pourquoi l'histoire se répétait-elle sans cesse ? Il était vraiment temps de partir, de rencontrer de nouvelles têtes; toutes ces fausses tragédies, ces messes basses, ces secrets exaspéraient Edie.
Et Jake, qui était là, planté devant elle, avec son air de petit chien battu, comme si il n'était qu'une victime. C'était Edie la victime !


Elle l'entendit prendre une longue inspiration, longue et bruyante.

- Je t'aime Edie.

Pendant un instant elle ne réagit pas, ne bougea pas d'un millimètre mais elle finit par relever les yeux et serra ses fines lèvres pour retenir ses larmes.

- Non tu ne m'aimes pas, finit-elle par répondre, tu ne m'aimes pas Jake.

Edie lui avait rendu son regard, consciente que c'était le seul moyen de lui prouver qu'elle le pensait vraiment.
Dans quelques jours, elle serait loin d'ici, OK, pas si loin puisqu'elle restait à Londres mais elle savait qu'elle ne reverrait pas la plupart des personnes qui étaient venues à sa fête y compris Jake, et puis ce n'était pas le plus gros problème.


- Bon, on ferait mieux d'y retourner, dit-elle en se retournant.

Elle s'éloigna en silence et crut l'entendre marmonner un "se demander où est la reine de la fête". Puis elle perçut le bruit de ses pas, se rapprochant progressivement d'elle.
Dehors, le silence régnait presque parfois interrompu par un éclat de rire ou par la musique qui parvenait jusqu'ici et était rapidement étouffée par les portes qui se refermaient.
En une autre situation, elle se serait sentie apaisée par le ciel illuminé d'étoiles, elle aurait inspiré à fond l'air qui s'était rafraichi et aurait apprécié la magie du moment.
Mais Jake compliquait tout, une fois de plus. Une légère pression sur ses épaules la sortit de ses pensées. Elle sentait le souffle de Jake sur sa nuque et la chaleur de son corps contre le sien.
Durant quelques secondes, rien n'exista plus hormis eux, le temps se figea et Edie n'osa pas bouger. Elle crut presque qu'il abandonnait, mais Jake...n'était pas comme ça.


- Je t'aime, je t'aime, je t'aime, l'entendit-elle murmurer dans le creux de son oreille, si je le dis trois fois, c'est que c'est vrai.

Comme un flashback d'une série, Edie se revit quelques mois plus tôt, quand tout était plus simple.


- Allez, ils m'ont tous laissés tomber, tu veux vraiment que je passe l'été seule, comme une petite mémé ? Je suis trop jeune pour être une mémé !, avait-elle scandé une fausse mine boudeuse sur le visage.
- En gros, je suis ta roue de secours.
- C'est ça ! Comme au Mille bornes ! Mais te vexe pas, j'adore les roues de secours !
- Je suppose que je devrais être flatté.
- Ce serait plus simple.
- Ouais...
-Oh, s'il te plaît. Je veux que tu viennes avec moi à New York.
- Je ne sais pas...et puis New York...c'est loin.

Elle s'était alors approché de lui, avait planté ses yeux dans les siens et lui avait dit:
- Je veux que tu viennes; je veux que tu viennes; je veux que tu viennes. Si je le dis trois fois c'est que c'est vrai.

C'était resté depuis un truc entre eux, ils étaient allés à New York, s'étaient follement amusés, s'étaient rapprochés et étaient devenus de très bons amis, trop bons peut-être.
Ce soir Edie avait bu, oh bien sur, elle avait fait pire que ça, mais c'était déjà assez pour rendre cette conversation plus insupportable qu'elle l'aurait été de toute façon.
Il était temps d'y couper, à ça et à toute relation avec Jake. Cette fois, elle ne se tourna pas vers lui, elle avança juste de quelques pas avant de parler.


- Tu ne devrais pas dire ça et tu le sais autant que moi.
- Tu sais que je me fiche bien de tous les arguments que tu pourras me donner contre ça.
- Donc tu te fiches de Melody, c'est ça ? répliqua-t-elle en haussant le ton.

Il ne répondit pas. Exactement ce à quoi elle s'attendait, Jake pouvait être si prévisible.

- C'est ce que je pensais.
- C'est la condition alors ? demanda-t-il d'un ton légèrement emprunt de défi, que je la quitte, c'est ce que tu veux ?

Et voilà, le moment qu'Edie redoutait malgré elle arriva, il allait falloir lui dire clairement et franchement ce qu'elle voulait vraiment. Elle se tourna brusquement vers lui.


-T'es complètement à côté de la plaque ! Tu crois vraiment que je veux que tu laisses tomber une de mes amies ? Tu vois, c'est la preuve que tu me connais mal ! Voilà pourquoi je dis que tu ne m'aimes pas ! Je ne suis pas cette fille hypocrite, méchante et égoïste !
- N'importe quoi ! Tout ce que tu dis ce n'est qu'une excuse ! Au fond, on se fout bien de Melody, tu dis tout ça juste pour ne pas avoir à affronter ce que tu ressens !
-Tu parles comme une fille Jake, avait-elle fini par répondre, lassée de cette situation.

Et elle s'en été allée ainsi. Elle était revenue à sa fête. Elle avait dansé, bu et rigolé. Elle avait également espéré sans cesse qu'il était parti, qu'il avait saisi le message.
Quelques temps après pourtant, elle sentit un regard posé sur elle, mais ne réussit pas à percevoir qui c'était. Durant le reste de sa soirée, elle ne put s'empêcher de se sentir traquée, elle ne fit même pas attention à la bagarre déclenché par deux idiots de son lycée. Elle était bien trop occupée à chercher son propre démon. Elle sortit à nouveau, énervée de son besoin pressant de mettre les choses au clair et d'arrêter cette paranoïa. Mais il s'avéra, quelques minutes plus tard, que ce n'en était pas.
De derrière un arbre, sortit une fille, qu'elle reconnut une fois celle-ci complètement hors de sa cachette. Melody. Elle avait pleuré, c'était tellement évident, même si peu éclairée par le lampadaire. Mais quand elle posa son regard sur Edie, quelque chose dans ses yeux choqua celle-ci, quelque chose qu'elle ne sut déterminer que quand Melody se rapprocha, sa démarche confirmant les doutes d'Edie, ce qu'elle voyait c'était de la haine.
Melody s'approcha encore, et dit d'un ton très posé et normal, rompant ainsi le silence glacial de la nuit :

- Salut Edie ! Géniale ta fête !

Melody savait très bien cacher ses émotions, presque aussi bien qu'Edie. Elles s'observèrent durant quelques secondes.

- T'as vu Jake tout à l'heure, non ? demanda Melody, une soudaine agressivité dans son ton.

Edie ne répondit pas. La dispute n'était pas loin d'éclater, Edie pouvait sentir ce genre de chose à des kilomètres.

- Alors qu'est-ce qu'il t'as dit ? Qu'il était fou amoureux de toi et tout son baratin à deux balles ? ajouta-t-elle, s'emportant seule face au mur sans émotions que dressait Edie. Qu'il t'aimait tellement qu'il était prêt à m'oublier ? A me jeter ?

Peut-être fallait-il tenter de la calmer.


- Écoute, je comprends que tu sois en colère mais...ce n'est rien de sérieux, il était bourré, il a dit des choses qu'il ne pensait pas, c'est tout.
-C'est tout ? Tu me prends pour une idiote ou quoi ? répliqua Melody, d'une voix pleine de mépris. Tu crois que je vais avaler ça ? Je sais très bien ce qui se passe, Côté discrétion cet idiot de Jake pourra repasser. Je vois souvent des mecs te mater mais alors lui, c'est un cas ! En fait, ça me ferait pas tant de mal si c'était pas toi. C'est Jake, il est craquant, mais je suis pas folle de lui ; non le truc c'est que pendant tout ce temps j'ai pas cru les autres filles qui disaient que t'étais qu'une sale garce, mais en fait c'est vrai. T'es qu'une sale garce.
- Comment ça les autres filles ? questionna Edie, ne comprenant pas les propos de son amie, ou ex –amie.

Melody s'arrêta soudainement de marmonner ses insultes et fixa Edie, l'air amusée.


- Tu ne t'en doutes même pas ?dit-elle, avide de laisser le suspense encore quelques secondes.
- De quoi ?
- Qu'elles te détestent. Pas toutes, mais beaucoup des filles qui sont venues ce soir, qui t'ont fait la bise, qui t'ont souhaité un joyeux anniversaire, beaucoup te détestent ou te craignent.

Edie fronça les sourcils, n'étant toujours pas sure de comprendre.


- Soit elles te détestent parce que tu leur a piqué leur copain, soit parce qu'elles ont entendu que tu était une voleuse de mec, soit parce qu'elle ont tout simplement peur que tu leur pique le leur, ajouta-t-elle, dans tous les cas, aucune de ces filles ne t'aime vraiment.
- Mais, je n'ai rien fait, je n'ai jamais volé aucun mec, rétorqua Edie, réagissant malgré elle comme une gamine de six ans tentant de se justifier pour une faute qu'elle n'avait pas commise.
- Tu le crois vraiment ? demanda Melody apparemment intriguée par la réponse d'Edie. Tu crois vraiment que tu ne fais rien pour ça ?

Elle attendit quelques secondes une réponse qui ne vint pas, Edie devenue muette par la stupeur.

- Mais Edie, ouvre les yeux ! s'exclama Melody, la voix pleine d'une fureur nouvelle. Tu fais tout pour ça, tu ne le réalise peut-être pas mais...tiens par exemple quand tu leur souris et qu'ils croient qu'ils comptent plus que tout pour toi, ou quand tu secoue tes cheveux, ou quand tu rigole de ce rire si particulier, si attractif,que toute la salle ne peut que tourner son regard vers toi. Ou pire, quand tu places tes yeux dans les leurs, tes grand yeux vert émeraude, et qu'à partir de là, le reste du monde n'existe plus pour eux.

Melody avait visiblement pensé à ça, elle y pensait peut-être depuis des semaines. Mais Edie n'était pas d'accord, elle ne faisait rien de plus que les autres filles. Et puis, c'était le lycée, quand un mec pensait être amoureux d'une fille, cela durait trois semaines, rien de très sérieux. Pourquoi en faisaient-ils tous toute une histoire ?

- Je voulais juste que tu saches que je te déteste Edie. Et que je ne veux plus jamais avoir affaire à toi. Et aussi que j'ai réfléchie, et que finalement c'est toi que je plains ! Tu es maudite, condamnée à faire partie d'un triangle amoureux, condamnée à n'être qu'une sale garce ! cracha Melody, comme le venin d'un serpent.
- C'est toi la garce ! Tu peux me dire ce que tu veux, j'en ai rien à foutre ! rétorqua Edie, piquée au vif.
- Ah oui ? Alors rappelles moi...c'était quand la dernière fois que tu es sortie officiellement avec un mec seul ?

Edie se posa la question, mais admettre la vérité serait changer de ses bonnes vieilles habitudes.


- Quelques temps...

Melody sourit quelques secondes, comme satisfaite d'une victoire.

- Et bien, on dirait que je ne serai pas la seule triste ce soir...

Elle s'éloigna sans accorder un regard de plus à Edie, comme pour bien lui signaler qu'elle ne valait plus rien à ses yeux. Cependant elle se retourna juste un instant pour crier :
- Au fait, joyeux anniversaire !

Deux secondes après, Edie s'autorisa enfin à laisser couler ses larmes. Elle ne pleurait presque jamais devant quelqu'un, préférait toujours être seule. C'était sa règle d'or : quand tu pleures devant les gens, ils te savent vulnérable et tentent de t'atteindre alors ne pleure pas, retiens-toi. Rares étaient ses amis qui avait pu assister à une entorse à cette règle. Elle marcha en direction d'un endroit qu'elle connaissait bien. De toute façon, la fête était presque finie, ne restait probablement plus que les fêtards trop ivre pour rentrer chez eux. Elle arriva finalement dans la petite rue qu'elle préférait à Londres, d'ici elle avait une vue magnifique, surtout le soir. Elle pouvait admirer Westminster et le Big Ben se refléter sur la Tamise, telle de jeunes filles devant un miroir. Les lumières de l'autre côté du fleuve, contrastant avec l'obscurité de la rue, rendait cette endroit magique. Presque irréel.
Edie s'arrêta de pleurer, calmée par le spectacle de le nuit. Puis elle fut gênée par des touristes, tentant à l'aide de livres de faire tenir un appareil photo sur le muret où elle s'était appuyée. Ridicule. Mais cela fit comme même sourire Edie. Et puis c'était son anniversaire, elle avait 18 ans aujourd'hui ! Elle pouvait même boire légalement, non qu'elle s'en empêcha avant mais au moins aujourd'hui elle devenait une fille sérieuse qui respectait la loi et ne faisait rien de mal. Enfin presque...Est-ce que plonger dans l'eau serait interdit ?


____________________________________________

Le prochain épisode sera plus léger, je tenais juste à vous montrer la tragédie que subit notre pauvre Edie !
Et non, Edie n'a pas couché avec Jake, comme elle l'a dit elle n'est pas si méchante et hypocrite.

P.S: Un truc à savoir sur moi:
ne survis pas sans musique,
dépéris sans mon fidèle iPod
écoute en boucle jusqu'au prochain coup de coeur.

Aurora.

# Online seit Freitag, 18. September, 2009 um 05:45

Geändert am Dienstag, 29. September, 2009 um 14:07

Chapitre 2L'université développe tous les dons de l'homme, entre autres la bêtise. _____[Anton Tcheknov]So-Crazy-Edy

Chapitre 2L'université développe tous les dons de l'homme, entre autres la bêtise. _____[Anton Tcheknov]So-Crazy-Edy

Edie soupira d'aise à nouveau. Le bâtiment qu'elle admirait depuis cinq minutes était magnifique. Dans un style londonien, un peu ancien, fait de briques blanches et de sculptures quelques peu étranges. Edie songea qu'elle se sentirait très bien ici. Que c'était bon de changer un peu de vie ! Et puis, ce ne serait pas cet immense appartement vide qui lui avait servit de foyer qui lui manquerait. De plus, les chambres qu'elle voyait de là où elle se tenait semblaient assez spacieuses. Elle qui pensait être dans un de ces placards à balai dont l'héroïne du film se contente, avant de vivre d'incroyables aventures ! La première fois dans l'Histoire de la Vie que la Réalité était mieux que la télé ! Edie soupira à nouveau.

- Beau bâtiment, n'est-ce pas ? dit un jeune homme qui apparut à sa droite.
– Je dois avouer que ça a du charme.

Elle tourna légèrement la tête pour pouvoir détailler le garçon. Il semblait...gentil.
C'était le petit Tommy, vous savez, celui que vous avez déjà embrassé à 7 ans dans la cour de récré, qui pouvait être un bon ami mais dont vous ne vous rapprochiez jamais vraiment, celui qui en grandissant gardait sa bouille d'enfant.


- Au fait, moi c'est Calvin, dit-il en tendant la main vers Edie.

Calvin...Tommy...pareil...

- Edie, répondit celle-ci en tendant la main à son tour.

Oh...Edie n'était pas une maniaque mais elle ne supportait pas les mains moites et elle ne comprenait pas comment Tommy pouvait encore être debout en évacuant tant d'eau de son corps par les mains.
Mais cette pensée s'évapora dès qu'elle posa à nouveau son regard sur la bâtisse en face d'elle.
Cinq minutes plus tard, Calvin se remit à parler. Il lui décrivit les différents cours disponibles, les profs qu'il connaissait -et il en connaissait beaucoup -, le campus ; il lui raconta même quelques ragots. Edie n'en revenait pas, elle n'avait jamais entendu un mec parler autant !

- Bon et bien, je dois y aller, dit-elle précipitamment de peur qu'il continue de causer.
-T'es à quelle lettre ?
-Euh...
- Ils ont du te donner un papier avec le nom de ton bâtiment dessus.
- Oh oui...

Edie avait complètement oublié toute cette paperasse, elle n'avait jamais été douée avec ces trucs, ayant surtout une tendance à les égarer mais...Alléluia ! Par miracle, celui-là n'était pas porté disparu.

- Alors...c'est le BF36.
- C'est le Bâtiment Ferguson.
- Oh comme la chanteuse !
- C'est ça, c'est un peu plus à gauche.

Il continua de lui donner des indications mais Edie ne l'écoutait déjà plus. Elle ne savait pas pourquoi, elle était persuadée dès le début d'être dans le dortoir qu'elle contemplait depuis qu'elle était arrivée. C'était comme si d'un coup sa belle illusion se dissipait. Et elle ne comprenait pas, cela gâchait cette belle journée. Vite, elle inspecta les alentours cherchant un réconfort capable de la sortir de son malaise mais hormis le flux habituel d'une rentrée, il n'y avait que Tommy, toujours là.

-...ce dortoir n'est réservé qu'aux anciens et à certains nouveaux qui se sont inscrits très tôt pour avoir une chambre.
- Oh, tant pis.

Elle se maudit intérieurement, il fallait qu'elle essaye un jour de faire quelque chose en avance, juste pour voir ce que ça donnerait.

- J'y vais, bye,ajouta-t-elle, en saluant gaiement Calvin.
- Mais, attend, je ne t'ai pas dit...
- T'inquiètes j'en sais largement assez, à bientôt !

Quelques minutes, ou quelques heures plus tard, Edie soupira, encore. Mais aucune satisfaction n'en émanait cette fois, c'était plus de la résiliation. Elle vérifia à nouveau sa feuille et monta au 1er étage.
Bien sur, le couloir était envahit de nouveaux étudiants, tout comme elle, sauf que eux ils avaient des parents, des amis, des...des déménageurs !
Edie se demanda pourquoi elle n'avait pas demandé à un ami de venir, après tout, elle avait plein d'amis. Et puis elle se rappela qu'elle n'était plus aussi sure d'en avoir depuis ses 18 ans. Et elle soupira en arrivant devant sa chambre.

Elle entra, prête cette fois pour la déception et ne fut pas déçue par la déception !
C'était une sorte de chambre de bonne, une petite chambre avec deux lits un petit placard, un minuscule bureau et elle réussit à apercevoir dans le fond la salle de bains, enfin disons la toute petite pièce de bain. Mais elle décida d'être positive ! Après tout, elle allait vivre là un moment, autant s'y habituer tout de suite. Elle posa, ses affaire sur le lit près de la fenêtre au fond, ayant un besoin inconscient d'être rassuré en étant si près de l'extérieur comme une petite fille qui a peur du noir.
Elle prit une longue inspiration et décida de regarder la chambre sous un angle nouveau : ce n'était pas si terrible, c'était cosy. Elle sortit quelques secondes dans le couloir pour regarder les gens s'affairer et entendit soudainement une voix féminine crier de sa chambre :


- OK, qui est la garce qui a mis son sac sur mon lit ?

C'est drôle ont traitait souvent Edie de garce ces temps-ci.

-Je crois que c'est moi, répondit-elle en revenant dans la chambre, salut je m'appelle Edie.

Elle lui tendit la main sans grand espoir, la jeune fille ne la regarda même pas, prit brusquement le sac d'Edie et le jeta violemment par terre.

- Et bien Edie, je suis ta colocataire de chambre, ce qui signifie qu'il va falloir qu'on cohabite, qu'on laisse l'autre fumer si elle en a envie, et qu'on ne s'installe pas n'importe où. Mais à priori on ne devrait pas trop avoir à se parler.
- Génial, répliqua Edie d'un ton cynique en ramassant son sac. Au fait, désolé pour le lit, je n'avais pas remarqué toutes les affaires et la grosse étiquette à ton nom qui étaient dessus, c'est quoi d'ailleurs ton nom ?

-Mon nom c'est Henderson, mais vu que t'as pas intérêt à m'appeler comme ça, mon prénom est Jude, comme la chanson des Beatles, et si tu mee la fredonns je te tue !
- Enchanté Jude Henderson, je suis sure qu'une grande amitié vient de naître.

Edie sourit de toutes ses dents, consciente que Jude ne la regardait déjà plus. Et tant pis si celle-ci la détestait, elle n'avait jamais eu besoin d'amis pour exister, elle en avait toujours eu, c'était comme ça, les gens l'aimaient et elle aimait les gens. Fin de l'histoire.

# Online seit Mittwoch, 23. September, 2009 um 13:41

Geändert am Samstag, 24. Oktober, 2009 um 09:16